Présentation

L’idée de départ de ce blog est d’en faire surtout un outil personnel. Outil de progression serait présomptueux, du moins un outil de réflexion, de clarification ; probablement à partir de textes essayant de résumer ma façon de sentir les choses, humblement, simplement, le plus honnêtement possible ...
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jeudi 10 février 2011

Interprétation

En écho à un article de Nathalie, je complète ici, comme elle me l’a suggéré, le commentaire que j’avais laissé. Cela concernait l’interprétation des événements qui peuvent nous survenir. Je suis plutôt prudent à propos de ce sujet d’autant plus que je viens récemment de devoir réviser le sens que j’avais donné à problème de santé.
Voilà 25 ans, j’ai commencé à faire des oedèmes assez fréquents dont certains spectaculaires, tout particulièrement aux lèvres. J’ai vu plusieurs allergologues, passé beaucoup de tests sans succès. L’aspirine et les antibiotiques ont été soupçonnés mais sans certitude. Dans le doute, j’ai commencé à me soigner par homéopathie et effectivement les oedèmes ont cessé (5 ans après leur apparition). J’étais alors assez surmené et, comme me l’a conseillé le dernier allergologue consulté, je me suis orienté vers la relaxation puis la sophrologie, ce qui a fini par me conduire à la découverte des livres d’Arnaud Desjardin.
Ensuite, au fil des années et sans en être vraiment conscient, j’ai cherché un sens à ces oedèmes et j’ai fini par considérer qu’ils avaient été une protestation du corps contre le surmenage, interprétation qui n’a pas été démentie jusqu’à ces derniers mois.
Mais voila un peu plus d’un an, les oedèmes ont refait leur apparition à un rythme assez soutenu. J’étais alors en retraite depuis un an et il était donc bien difficile d’incriminer cette fois le surmenage ! J’avoue qu’il m’a fallu un certain temps pour digérer l’idée de m’être trompé dans mon interprétation qui avait fini par devenir une certitude.
J’ai donc refait le tour des tests allergiques qui, comme par le passé, se sont avérés négatifs. Mais depuis vingt ans les choses ont progressé dans ce domaine et il a été conclu que ces manifestations n’étaient pas d’origine allergique. Je serais très probablement atteint d’une maladie génétique rarissime. Même si les examens ne l’ont pas encore démontré, il se trouve que je réagis positivement aux traitements de crise et de protection réputés efficaces dans ce cas alors que je ne réponds pas aux médicaments antiallergiques. Le traitement de protection n’étant pas anodin (Danatrol), j’ai fait le choix, en accord avec le médecin qui me suit de le prendre à dose minimale. Cela ne m’évite pas complètement les crises mais les espace considérablement. Affaire à suivre…

7 commentaires:

nathalie a dit…

Ah, je suis heureuse de te lire à nouveau ici, Dominique, et que tu te racontes.
Avec 10 jours, même 15 maintenant, de recul sur ma chute et cette fracture, et sur cet écho que je vois avec la chute faite en 2005, je ne peux rien affirmer (tu penses !), mais je sens que je ne peux pas faire la même interprétation des choses.
Je sais que les genoux sont ma zone fragile (une de mes zones fragiles, car j'ai aussi eu les allergies, urticaire de contact, et bien d'autres manifestations).

Donc je dirais que, peut être, sur un type de situation, qui pourrait être le lien avec autrui et la relation, ma "zone d'expression et de fragilité" serait les genoux, ou le genou droit, plus précisément.
Pour ce qui est de l'interprétation, en 2005, j'ai su de façon évidente que cela me jetait au visage la perte d'un amour (et surtout d'une fascination), ce que je refusais de voir. Je l'ai su car la douleur physique, extrêmement forte alors, a cessé immédiatement dès que j'ai commencé à pleurer cet amour perdu. Immédiatement, plus aucune douleur physique, plus jamais.
Cette fois, (excuse-moi Dominique : je développe beaucoup, ici plutôt que sur mon blog, cela me semble mieux, et dans l'idée d'un partage et d'une recherche de compréhension), je sens la situation différemment. Peut-être cette fracture vient-elle aussi me jeter au visage un point de non retour que je ne voulais pas voir, et un acharnement à poursuivre une relation - dans le travail cette fois-ci.
Oui, donc là, ça irait dans le même sens... mais 2005 était un choc (=reconnaître que c'est fini), tandis que cette fois, je le sens comme une bénédiction, un arrêt inattendu et bénéfique, qui m'apporte la paix
(ça c'est du com' !!!).

Il y a une chose encore : j'ai toujours la sensation que la réponse est en moi, aussi pour comprendre les maux du corps, et... y mettre un terme ! Mais c'est peut-être un désir de toute puissance et un piège aussi, et l'acceptation peut parfois faire plus, je crois. Mais j'ai du mal, dans les faits !
Bises ! J'espère que nous serons nombreux à partager sur ce thème parce que... très égoïstement, je trouve ça passionnant !!!

Dominique a dit…

Ça se bouscule en ce moment et je passe très peu de temps sur l'ordi. Je n'ai pu que parcourir ton commentaire et je relis cela à tête reposée dès que possible. Bonne soirée.

Dominique a dit…

Me revoilà !
Tout d'abord, merci de te confier ainsi ici. Je suis toujours très intéressé de savoir comment "ça" se passe chez les autres.
"L'acceptation peut parfois faire plus", dis-tu. Je pense qu'elle est surtout indispensable et préalable au reste qui peut effectivement être une façon de l'éviter. Certes, c'est souvent bien difficile. Peut-être liées à mes oedèmes (le médecin qui me suit m'a dit qu'une autre de ses patientes avait les mêmes symptômes), je suis aussi sujet à des fatigues qui parfois me pompent complètement. Difficile de les accepter totalement car elles sont très handicapantes et de ne pas sombrer dans dans le refus quand on ne peut pas faire ce qu'on a prévu (d'autant que je suis toujours plus ou moins débordé). Inlassablement sur le métier remettre l'ouvrage...

yannick a dit…

Et si tu t'arrêtais un peu plus Dominique, juste pour sentir...
Merci de ton témoignage Nathalie.
Cela semble bien confirmer le lien genoux / je - nous.

Dominique a dit…

Il me semble que j'en prends le temps. Pourrais-tu préciser ?

Acouphene a dit…

oedeme, j'y vois un travail sur le rein et la vessie (élément eau) non alimenté suffisamment par le métal (poumon et gros intestin - voir la respiration ou un aspect non éliminé, non digéré) ou trop contrôlé par la terre (estomac et rate en excès - soucis de digestion par exemple)... mais c'est une vue du ciel !

Dominique a dit…

Aurais-tu quelque chose à me suggérer YAB ?